ASSR 1 et 2MDSR 289 Boulevard Saint-Vincent de Paul 40990 Saint Paul lès Dax Tel: 05.58.74.34.58 Fax: 05.58.98.99.02
Retour accueilL’ APER ( A ttestation de P remière E duction à la R oute, en fin de primaire) et les ASSR ( A ttestations S colaires de S écurité R outière, en 5e et en 3e) sont des épreuves que les jeunes passent au terme d’une préparation obligatoire, assurée par leurs enseignants. L’APER est un document joint au dossier scolaire de l’élève. Les ASSR permettent d’obtenir le B revet de S écurité R outière (BSR) pour conduire un cyclomoteur (ASSR 1) et de s’inscrire au permis de conduire (ASSR 2) . C’est en 1957 qu’une loi donne instruction à l’École de dispenser aux élèves des bases d’éducation à la sécurité routière, en l’occurrence, les règles du code de la route [1]. Mais ce texte n’est guère appliqué. En effet, ce sont surtout les associations et les CRS qui se chargent de sensibiliser les enfants. En 1987 , une circulaire (n° 87-287, du 25 septembre 1987) introduit la notion de "comportement" d’usager de la route, sans que pour autant les enseignants s’impliquent majoritairement dans cette éducation à la sécurité routière. Un virage est amorcé au début des années 1990. Les pouvoirs publics créent les attestations scolaires de sécurité routière niveaux 1 et 2, en 1993 et 1994 , afin de sensibiliser les élèves de 5e et de 3e aux dangers routiers [2] . En 1996 , l’ASSR 1 devient exigible pour conduire un cyclomoteur [3] , et, en 2004 , l’ASSR 2 pour s’inscrire au permis de conduire ; c’est le principe de la "reconnaissance sociale" de la valeur de la formation [4] . Enfin, en 2002, avec l’APER, une attestation de formation est créée en fin de cycle primaire [5] . À chacune de ces étapes, l’objectif des pouvoirs publics demeure identique : les enseignants sont les acteurs de l’éducation à la sécurité routière, et ils doivent l’inscrire dans leurs différents champs disciplinaires. Ainsi, aujourd’hui, de l’entrée à l’école maternelle à 16 ans, les jeunes bénéficient-ils d’une continuité d’éducation à la sécurité routière. L’APER, pour les écoliers: En fin de cycle 3 , les élèves des écoles primaires doivent avoir acquis une série de savoirs, de savoir-faire et de comportements compétences pour obtenir l’APER (attestation de première éducation à la route). Une progression, du cycle 1 au cycle 3, inscrit les élèves dans des situations de plus en plus complexes, organisées en 6 rubriques : - "marcher accompagné, seul ou à plusieurs", dans un environnement "familier ou inconnu"; - agir "en tant que passager pour préserver sa vie et celle des autres"; - conduire "un engin adapté et bien entretenu" dans des espaces appropriés; - connaître et utiliser les éléments de "protection"; - "respecter" les règles du code de la route; - enfin, savoir alerter et effectuer des gestes élémentaires de premiers secours. L’attribution de l’ APER [6] par le Conseil des maîtres se fait à partir d’une grille d’évaluation, intégrée dans le livret scolaire. Elle ne doit être donnée que "si tous les savoirs et savoir-faire exigibles aux cycles 1 et 2 ont été acquis, et si ceux exigibles au cycle 3 sont au moins en cours d’acquisition" indique la circulaire du 25 octobre 2002. Un tableau, annexé à cette dernière, aide les "équipes pédagogiques" à organiser la formation par objectif et par cycle. L’implication des parents est recommandée afin que "convergent pratiques familiales et scolaires". ASSR : apprendre aux collégiens à partager la route Dans le cadre des enseignements obligatoires, une formation théorique générale de l’usager de l’espace routier sanctionnée chaque année par une épreuve écrite, doit permettre aux élèves de 5e et de 3e, ainsi que des lycées professionnels, d’obtenir les ASSR 1 et 2. Un dispositif spécifique (l’ASR ou attestation de sécurité routière) est prévu dans les GRETA pour les jeunes apprentis ou jeunes exclus du système scolaire qui n’ont pas passé ou obtenu l’ASSR à l’école. Le travail des enseignants, par discipline, s’appuie sur un livret "La sécurité routière dans les disciplines au collège" actualisé tous les ans [7] et diffusé à la rentrée scolaire. Ce livret les aide à intégrer l’éducation à la sécurité routière dans leur matière. En 2004-2005, par exemple, les professeurs de technologie étaient invités à étudier "l’équipement du cyclomoteur", ceux de maths "les vitesses et distances d’arrêt ". En français, à partir d’un extrait de la Chute d’Albert Camus, les professeurs pouvaient montrer que la rue est un "espace social". Organisées dans chaque établissement scolaire, les épreuves se déroulent au mois de mars à partir d’un support vidéo. Jusqu’en 2005, les élèves étaient invités à répondre à vingt questions (type QCM : quinze secondes par question, une ou plusieurs réponses à cocher..., identiques pour tous les élèves concernés. En 2005, les questions de l’ASSR 1 ont porté, par exemple, sur le port obligatoire de la ceinture de sécurité. En ce qui concerne l’ASSR 2, les élèves ont été interrogés sur les angles morts, les distances de sécurité et les sorties de discothèques. Taux de réussite (session 2005) : 64% pour l’ASSR 1 et 91 % pour l’ASSR 2. Près de 1800000 élèves se sont présentés aux épreuves. À partir de 2006, l’ASSR se modernise: L’Éducation nationale procède actuellement à la modernisation des supports d’épreuves à partir d’un outil multimédia constitué d’une banque de données de 400 questions. La version "projet" est aussi largement diffusée dans les IUFM. Une formation à ces outils est également prévue. Les modalités de passation des épreuves individuelles ainsi que le nombre de sessions d’examen sont en cours d’élaboration. Lors du CISR du 1er juillet 2005, le gouvernement a annoncé que la nouvelle procédure d’organisation des épreuves ASSR à partir de ce nouvel outil sera effective en avril 2006. Pour conduire un cyclomoteur, l’ASSR 1 ne suffit pas… Depuis 1997 [8], les jeunes, âgés de 14 ans au minimum, sont tenus d’obtenir le BSR (brevet de sécurité routière) pour conduire un cyclomoteur. Le BSR est remis à l’issue d’une formation pratique pour apprendre à circuler en conditions réelles. Dispensée par les auto-écoles ou des associations socio-éducatives agréées, elle s’étale sur cinq heures au total. Les séances sont séparées les unes des autres par un délai minimum d’une heure. À l’issue de ce programme, le formateur appose – ou non – sa signature au verso de l’ASSR, qui attribue à l’adolescent le brevet de sécurité routière ou BSR. Au même titre que l’attestation d’assurance, le titulaire doit être en mesure de présenter ce justificatif à tout moment. [1] Loi n° 57-831 du 26 juillet 1957, codifiée par l’ordonnance 2000-549 du 15 juin 2000 ; voir également code de l’éducation article L.312-13. [2] Délivrance de l’attestation scolaire de sécurité routière : arrêté du 12-2-1993 (JO n° 38 du 14-2-1993 ; BO n° 9 du 4-3-1993). [3] Arrêté du 4-7-1996 (JO n° 155 du 5-7-1996). L’arrêté du 9-7-2004 modifie l’arrêté du 17-12-2003 (JO n° 173 du 28-7-2004) : sous réserve de cinq heures de conduite en auto-école ; l’ASSR 1, ainsi complétée, donne le BSR (brevet de sécurité routière). [ 4] C’est-à-dire de la reconnaissance sociale par tous les acteurs du système (élèves, parents, enseignants des établissements scolaires, enseignants des écoles de conduite, inspecteurs du permis de conduire...) de la valeur pratique, directe et immédiate de l’examen. Préparation, mise en œuvre et validation sociale des attestations scolaires de sécurité routière : note de service n° 2002-230 du 25-10-2002 (encart BO n° 40 du 31-10-2002). Plus largement, sur le renforcement du lien entre école et formation à la conduite, se reporter au décret n° 2002-675 du 30 avril 2002 (JO du 2 mai et BO n°40 du 31 octobre 2002). [5] Cf. la circulaire n° 2002-229 du 25 octobre 2002 : attestation de première éducation à la route (APER). [6] Pour en savoir plus sur l’APER : BO n° 40 du 31 octobre 2002; consulter aussi le livret pédagogique. [7] Version 2004-2005. [8] Arrêté du 4 juillet 1996, modifié par l’arrêté du 20 juin 1997. FIN DE L'ARTICLE
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